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La vie quotidienne autour de Jurançon

Jurançon : Inquiétudes sur les coteaux de Rousse

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Depuis que le groupe Total a annoncé son projet de stockage de CO2 sur le site des coteaux de Jurançon, l’inquiétude des riverains est croissante. Aussi, pour tenter d’obtenir des informations complémentaires et fiables, quarante résidents ont créé le 16 janvier dernier, l’association coteaux de Jurançon environnement. Le but de cette association apolitique est avant tout axé vers la défense et la sauvegarde de l’environnement. Néanmoins, d’autres préoccupations pointent : connaître en détail les engagements à court et long terme, l’étude du dossier réglementaire soumis à la DRIRE, la mise en place d’un suivi en cas d’incident ou de fuite, la préservation de la beauté du site et du patrimoine, l’observation du bon déroulement du stockage et l’information des habitants des coteaux. Ce projet pilote de captage, programmé sur deux ans, devrait permettre le stockage de 150 milles tonnes de CO2. Bien que Total affirme que le site de Rousse peut être considéré comme très sécurisé et que la production du gaz s’est déroulée sans incident durant plusieurs dizaines d’années, les habitants ne sont pas convaincus. « Bien sûr on peut penser que la technologie est maîtrisée, explique le président de l’association Lucas Christopanos. Toutefois, ayant affaire à un projet pilote, nous ne possédons aucun recul sur ce genre d’expérience. De plus, les changements climatiques que nous connaissons ces dernières années peuvent-ils engendrer des conséquences ? » La question reste en suspens.

Les interrogations. Situé dans un rayon de deux kilomètres, le site est à vol d’oiseau tout proche du centre ville de Pau. Il s’étale sur une superficie de 1257 hectares dans une zone en partie consacrée au vignoble jurançonnais. « Avec le CO2 sous nos pieds, est-on certain qu’il n’existe pas le moindre risque pour nos vignes ainsi que pour notre santé ? » s’interroge un viticulteur et propriétaire réputé. Le gaz carbonique capté sur la zone de Lacq transitera par 27 kilomètres de tuyaux avant d’être injecté dans le sous sol des coteaux. Autre question, le Béarn étant situé sur une zone sismique : qu’adviendrait-il en cas de tremblement de terre de forte amplitude ? A toutes ces interrogations les riverains aimeraient avoir des réponses précises. Regroupés en association, ils espèrent ainsi que Total comprendra mieux leurs inquiétudes, même s’ils sont conscients que leur histoire ressemble à celle du pot de terre contre le pot de fer.
Le bureau de coteaux de Jurançon environnement : Lucas Christopanos (président), Jean Vignau (vice-président), Isabelle Razavet (trésorière), Maïté Peyres (secrétaire). Adresse : 411 avenue Amiral Landrin 64 100 Jurançon.
 
Marc BRUNO

24 février 2008 - Aucun commentaire
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Jurançon : Les commerçants force de propositions

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L’assemblée générale de l’Union du Commerce Jurançonnais s’est tenue récemment à la Maison des Association, en présence de Véronique Lorenzi, conseillère municipale déléguée au commerce et à l’artisanat, de Bruno Durroty de la CCI et des membres du bureau de l’U.C.J. Adhérents et nouveaux participants ont répondu présents à cette invitation.
Après le bilan moral de l’association présenté par le président Jean Bercaire, Christian Brandam a fait le point sur les animations qui se sont déroulées l’an dernier puis, Olivier Lextrait a détaillé avec précision les chiffres du bilan financier. Ceux-ci démontrent la bonne tenue et l’excellente gestion des cotisations des adhérents. Les deux bilans ont été approuvés à l’unanimité.

La réunion s’est poursuivie par la présentation des résultats des nombreuses réunions concernant le marché plein vent. Des questions ont été exprimées par quelques commerçants, mais Bruno Durroty, responsable du pôle commerce à la CCI, a apporté des réponses précises. Quant aux inquiétudes, elles devraient se dissiper dès l’ouverture du marché fixée au mois d’avril prochain. L’UCJ s’est montrée à l’écoute de ses adhérents et s’est engagée à mettre tout en œuvre pour le développement du commerce à Jurançon.

Parmi les questions diverses, une interrogation s’est fait jour concernant l’ouverture d’un Lidl sur la commune. En effet, un panneau de chantier indique sa prochaine installation sur le terrain de l’actuelle société 3B Créations. Véronique Lorenzi, attachée au commerce à la Mairie de Jurançon, n’a pas apporté d’élément complémentaire. Ensuite, l’aménagement de la Place Pierre Gabard (parking de l’église) a été au centre des débats. Les commerçants réclament le goudronnage de l’espace ou tout au moins le lissage du sol afin de faciliter l’accès à certains commerces. Enfin, la possibilité de stationnement rue Général Leclerc coté impair depuis le photographe studio 2000 vers l’école Saint-Joseph qui n’est toujours pas autorisé et le stationnement minute en bout de rue Louis Daran peu respecté.

L’appel à candidatures a porté ses fruits ; trois nouveaux membres ont fait leur entrée dans la composition du bureau : Jean Bercaire (président), Christian Brandam (vice-président), Olivier Lextrait (trésorier), Sylvain Dumartin (trésorier-adjoint), Isabelle Bercaire (secrétaire), Jean Teillard (secrétaire-adjoint), Marie-Noëlle Duparcq, Andrée Bergeron, Nadège Grau, Vivian Chateauneuf, Florence Barat-Divin, Catherine Nadiras, Philippe Cayla (membres).
Le verre de l’amitié a clôturé cette Assemblée Générale.

Marc BRUNO

24 février 2008 - Aucun commentaire
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Jurançon : Fabrication d’un buggy de compétition

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Après la C2 tuning réalisée l’an dernier qui représentait déjà un sacré défi, l’équipe éducative du lycée professionnel André Campa s’est lancée dans une nouveau projet d’établissement bien plus démesuré. Le challenge à relever : construire un buggy de compétition qui participera au championnat de France des rallyes tous terrains. En conséquence, il doit satisfaire aux normes imposées par la fédération. Jean-Michel Pomiès et Olivier Juignet tous deux professeurs de mécanique, anciens pilotes et passionnés d’automobile, ont mûri depuis longue date le projet dans leurs têtes, avant de le proposer au proviseur de l’établissement Yves Lauga-Cami. « Il a très vite adhéré à notre proposition, souligne Olivier Juignet. La construction du buggy collait parfaitement à l’esprit d’un projet pluridisciplinaire engageant plusieurs sections de l’établissement. » Outre le volet très motivant de l’opération pour les élèves, il exportera le savoir faire du lycée qui devra prouver en compétition la fiabilité de sa machine. « Il ne s’agira pas de jouer la gagne, précise Jean-Michel Pomiès. Néanmoins, nous tenterons de nous comporter honorablement d’autant que l’assistance sera très certainement confiée à des élèves. »

Le quatre roues motrices, fabriqué entièrement au sein de l’établissement, équipé d’un moteur central 2 litres de Renault Clio RS, pèsera 920 kg et développera 200 CV.  Il portera haut et fort les couleurs du lycée sur les épreuves se déroulant dans la région telles les collines d’Arzacq, Orthez, la ronde du Labourd et le rallye des Cimes. Le pilotage devrait être confié en alternance aux deux professeurs de mécanique qui possèdent déjà une solide expérience pour avoir participé il y a une dizaine d’années au championnat de France. Amorcée en fin d’année scolaire 2006-2007, la préparation du buggy avance à vitesse grand V. Elle mobilise plusieurs sections, notamment les BAC pro de Maintenance Véhicule Automobile, les carrossiers, les électriciens auto (MSEA), les techniciens d’usinage et les CAP peinture (150 élèves en tout). Le bolide devrait être achevé au printemps 2009, moment choisi pour le lancer en compétition au rallye d’Arzacq.

Dans les prochains jours, l’équipe va attaquer la fabrication du train avant, effectuer l’implantation mécanique et celle du poste de pilotage. La mise sur roues est programmée au mois de mars, à l’occasion du salon Educado. Ensuite, il restera à réaliser : la préparation du moteur, la transmission, la peinture, monter les amortisseurs fabriqués sur mesure et effectuer les premiers essais sur terre, au mois de décembre 2008. Et ce jour-là, tous les élèves qui auront mis la main à la pâte seront invités. Quant au baptême du feu en compétition ce sera pour Mars 2009. Coût du projet 12 à 15 000 € hors partenariats.  

Marc BRUNO                          

30 janvier 2008 - Aucun commentaire
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